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Samba — concerti dal vivo

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À propos Samba

Samba : Le rythme comme célébration, résistance et mémoire

La samba est souvent présentée au monde à travers le carnaval – couleurs, mouvements, joie débordante. Mais la samba n'a pas commencé comme un spectacle. Elle a commencé comme une nécessité de survie. Née au Brésil à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la samba a émergé des communautés afro-brésiliennes comme une réponse rythmique au déracinement, à la répression et à l'effacement culturel. Ce que le monde reconnaît aujourd'hui comme le son le plus emblématique du Brésil s'est forgé dans les cours, les cuisines et les rassemblements communautaires, où la musique était source d'identité, de protection et de continuité.

Au fond, la samba est un dialogue rythmique. Elle est portée par des percussions superposées – surdo, pandeiro, tamborim, cuíca – chaque instrument occupant un rôle précis au sein d'un écosystème rythmique plus vaste. Le groove se déploie avec souplesse, jamais rigide, toujours en mouvement autour de la pulsation. La mélodie et l'harmonie sont présentes, mais le rythme en est l'épine dorsale. La samba est dynamique. Même jouée doucement, elle suggère le mouvement.

Les racines de la samba plongent dans les traditions musicales africaines importées au Brésil par la traite transatlantique des esclaves. À Rio de Janeiro, ces traditions se sont mêlées aux formes musicales portugaises et à la vie urbaine, donnant naissance à un genre nouveau. À ses débuts, la samba était marginalisée, souvent criminalisée, associée aux communautés noires et aux rassemblements informels. Pourtant, son pouvoir était indéniable. La musique se propageait plus vite que la répression.

L'une des figures qui ont contribué à faire sortir la samba de la marge pour l'intégrer à la conscience nationale est Donga. Sa chanson « Pelo Telefone » est souvent citée comme la première samba enregistrée, non pas parce qu'elle a défini pleinement le genre, mais parce qu'elle a marqué le passage d'une tradition orale et communautaire à l'histoire écrite. La samba avait investi l'espace public – et elle n'en est plus repartie.

Au fil de son développement, la samba s'est diversifiée. Dans les années 1930 et 1940, elle est devenue la bande-son du Brésil urbain, reflétant le quotidien avec ironie, humour et subtilité émotionnelle. Noel Rosa a transformé la samba en une observation sociale perspicace, utilisant l'esprit et la sophistication mélodique pour narrer la vie citadine moderne. La samba a prouvé qu'elle pouvait être aussi intelligente que dansante.

La voix de la samba s'est également enrichie. Cartola a apporté lyrisme et profondeur émotionnelle au genre, composant des chansons d'amour, de perte et de dignité avec une élégance discrète. Des titres comme « As Rosas Não Falam » illustrent la dimension introspective de la samba, prouvant que joie et mélancolie ne sont pas des contraires, mais des voisines.

Parallèlement à ces formes intimistes, la samba a connu un essor considérable grâce à l'essor du samba-enredo et des écoles de samba. Ces institutions communautaires ont transformé la samba en un récit collectif, interprété lors des défilés du Carnaval qui mêlent musique, danse, costumes et contes. Les écoles de samba ne sont pas de simples entreprises de divertissement ; ce sont des gardiennes de la culture, préservant l'histoire à travers le rythme et le spectacle.

Au milieu du XXe siècle, la samba a influencé – et a été remodelée par – de nouveaux courants. Les compositeurs brésiliens ont commencé à explorer des dynamiques plus douces et des harmonies plus riches, donnant naissance à des styles comme le samba-canção et, plus tard, la bossa nova. Pourtant, la logique rythmique de la samba est restée fondamentale. Même lorsqu'elle s'estompait, son pouls ne s'est jamais éteint.

Des artistes comme Paulinho da Viola ont perpétué la tradition de la samba avec grâce, honorant ses racines tout en affinant son langage musical. Son œuvre révèle la samba comme une continuité plutôt que comme une nostalgie – une musique qui évolue parce qu'elle est vécue, et non archivée.

La samba est également indissociable du corps. La danse n'est pas un accompagnement ; elle est expression. La relation entre les percussions et le mouvement définit l'énergie de la samba. La musique invite à la participation plutôt qu'à l'écoute. La samba se vit avec les gens, elle ne leur est pas imposée.

Aujourd'hui, la samba demeure une tradition vivante. Elle se manifeste dans les rodas de quartier, les grands défilés, les enregistrements et les rassemblements intimes. Elle s'adapte, s'enrichit et perdure. Ce qui unit ses nombreuses formes est une grammaire rythmique partagée et une fonction sociale : connecter les gens par le temps et le mouvement.

La samba perdure car elle transforme les épreuves en mouvement et les souvenirs en célébration. Elle nous enseigne que le rythme peut porter l'histoire sans devenir pesant, que la joie peut être une forme de résistance et que la culture survit avec le plus de force lorsqu'elle danse.

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