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Doom Metal — concerti dal vivo

4 imminente concerts · 16 passé

🎤 Concerts à venir

Mar 30, 2026
19:30
Ocean of Grief, Shattered Hope, Swallow the Sun — IF Performance Hall Beşiktaş
Ocean of Grief Shattered Hope Swallow the Sun
IF Performance Hall Beşiktaş
Istanbul, Turquie
Voir le concert →
À propos Doom Metal

Doom Metal : Quand le temps ralentit pour affronter le poids de l'existence

Le doom metal n'est pas une musique qui fonce tête baissée. Il se déploie lentement, chaque note portant son poids. Né des premiers élans du heavy metal, le doom metal est apparu comme un rejet conscient de la vitesse, de la virtuosité et du spectacle technique. Il a choisi la gravité. Le doom metal pose une question simple mais exigeante : que se passe-t-il lorsque la lourdeur devient émotionnelle plutôt qu'agressive ? La réponse est un son qui s'attarde, suffocant et invite à la réflexion.

Au cœur du doom metal se définit la lenteur et la densité. Les tempos sont lents et pesants. Les sonorités de guitare sont épaisses, graves et soutenues jusqu'à devenir physiques. La batterie privilégie l'espace à la dynamique. Le chant oscille entre des chants clairs mélancoliques, des cris angoissés et des growls caverneux, selon les courants du genre. Le doom n'est pas une question de progression, mais d'endurance. La musique crée une atmosphère où le temps s'étire et où chaque accord résonne comme un fardeau porté délibérément.

Les racines du doom metal remontent directement à Black Sabbath, dont les premiers albums, au début des années 1970, ont posé les bases d'une musique lourde et atmosphérique. Des morceaux comme ceux de Black Sabbath ont introduit des tritons inquiétants, un tempo lent et des paroles obsédées par l'angoisse et la peur existentielle. Bien que Sabbath ne fût pas un groupe de doom au sens moderne du terme, ils ont établi le vocabulaire émotionnel que le doom metal allait plus tard isoler et amplifier.

Le doom metal, en tant que genre distinct, a commencé à se structurer au début des années 1980, lorsque des groupes ont choisi de dépouiller le metal de sa vitesse pour se concentrer exclusivement sur la puissance. Saint Vitus fut parmi les premiers à s'engager pleinement dans cette voie. Leur musique rejetait le léché du metal mainstream, privilégiant la répétition, la noirceur et un désespoir brut, presque teinté de punk. Le doom n'était pas épique, il était oppressant et profondément humain.

Peu après, Candlemass a considérablement élargi le champ du doom metal. Avec des chants lyriques et des arrangements monumentaux, Candlemass a introduit ce qui allait devenir le doom épique. Des morceaux comme Solitude ont transformé le doom en une tragédie amplifiée : lente, mélodique et d'une puissance émotionnelle dévastatrice. Le doom metal a prouvé qu'il pouvait être grandiose sans perdre son désespoir.

Au fil de son évolution, le genre s'est fragmenté en de multiples directions émotionnelles et esthétiques. Certains groupes ont exploré la misère brute et le minimalisme, tandis que d'autres ont privilégié l'atmosphère et le rituel. Pentagram incarnait le côté obsessionnel et hanté du doom, leur musique ressemblant moins à une performance qu'à une confession. Ici, le doom n'était pas conceptuel, il était vécu.

Dans les années 1990, le doom metal a absorbé des influences gothiques, death metal et ambient. Il en a résulté des formes plus sombres et introspectives. Des groupes comme My Dying Bride ont imprégné le doom de romantisme, de chagrin et d'un désespoir poétique, tandis que d'autres se sont orientés vers le funeral doom, où les morceaux s'étirent à l'extrême et où le mouvement s'efface presque. Le doom est alors devenu moins une question de riffs et davantage une question d'atmosphère, de pression émotionnelle.

Ce qui unit toutes les formes de doom metal, c'est une retenue assumée. Le doom refuse l'immédiateté. Il ne recherche ni l'adrénaline ni la catharsis. Au contraire, il crée un espace pour la contemplation, l'angoisse, la tristesse et l'inéluctabilité. Là où d'autres genres de metal combattent ou fuient, le doom attend. Il s'attarde sur le malaise jusqu'à ce que la clarté se fasse.

Le doom metal résiste également à la course effrénée à l'attention. Ses morceaux exigent de la patience. La répétition n'est pas de la paresse, mais une forme de méditation. L'auditeur n'est pas diverti ; il est immergé. C'est ce qui rend le doom metal si profondément personnel. Il rejoint l'auditeur là où la pesanteur est déjà présente, sans l'imposer artificiellement.

Le doom metal perdure car il reconnaît une vérité fondamentale : toute souffrance n'est pas explosive. Certaines sont lentes, silencieuses et inévitables. Le doom donne une voix à ce sentiment. Il transforme le poids en son et le silence en sens.

Dans une culture obsédée par la vitesse et la distraction, le doom metal reste imperturbable. Il ne promet pas la libération. Il offre la reconnaissance. Et pour ceux qui sont prêts à ralentir et à écouter, le doom metal révèle que la lourdeur — lorsqu'elle est abordée avec honnêteté — peut être étrangement apaisante.

🎸 Artistes en Doom Metal

📜 Concerts passés